Omégas

Saviez-vous que?

Une consommation excessive d’Oméga- 6 favorise le développement du tissu adipeux dès la petite enfance et contribue à l’augmentation de la prévalence du surpoids et de l’obésité.

Les Oméga- 3 comme les Oméga- 6 appartiennent à la catégorie des acides gras polyinsaturés (AGPI). Ce sont des acides gras dits essentiels, ils participent grandement à l’équilibre de l’organisme.

L’alpha-linolénique est le chef de file de la famille des Oméga- 3 (acide linoléique pour les Oméga- 6). Il est qualifié d’indispensable ou essentiel, car l’organisme ne peut les fabriquer. On doit donc le rechercher dans l’alimentation ou grâce à une supplémentation comme le sont au même titre les acides aminés essentiels, éléments constitutifs des protéines.

L’importance de l’équilibre

Le rapport Oméga- 6 / Oméga- 3 doit être inférieur à 5 pour 1.

Pour pouvoir être utilisés par l’organisme, les acides gras Oméga- 6 et Oméga- 3 entrent « en compétition » car ils sont métabolisés par un même type d'enzyme. Celui qui est apporté en excès sera immédiatement plus utilisé que l’autre. Il est donc très important qu’ils soient présents au cours du repas ou de la journée alimentaire de façon équilibrée. Nous sommes actuellement encore bien loin du compte, puisque, dans notre alimentation quotidienne, ce rapport équivaut plutôt à 15 pour 1.

Leurs rôles dans l'organisme

Les Oméga-3

Les Oméga-3 assurent une croissance normale et interviennent dans les fonctions physiologiques de tous nos tissus. Ils occupent un rôle important dans la protection des maladies cardio-vasculaires, ils favorisent l’élasticité des artères et la fluidité du sang et participent au développement de la rétine, du cerveau et du système nerveux.

Les Oméga 6

Les Oméga- 6 participent à l'élaboration des médiateurs cellulaires. Ils viennent également ajouter leur pierre sur les chantiers de développement du système nerveux, de l'équilibre cardiovasculaire, de l'immunité, de la guérison des blessures et des réactions allergiques et inflammatoires. Mais consommés en excès, ils peuvent empêcher les Oméga- 3 de tenir leur rôle, notamment lors de la protection cardiovasculaire et provoquer des douleurs et des maladies inflammatoires comme l'asthme ou l'arthrite.

Et dans nos assiettes?

Moins d’Oméga 6…

Il faut modérer les aliments trop riches en Oméga-6, en particulier les huiles de tournesol ou de maïs (qui peuvent être judicieusement remplacées par l’huile de colza, qui améliore nos apports en Oméga-3). Les Oméga-6 sont aussi présents dans les aliments industriels et dans les produits des animaux (les viandes, les œufs ou encore les produits laitiers) nourris à base de soja et de maïs.

Et plus d’Oméga- 3.

Les Oméga-3 sont présents dans les végétaux verts comme l’herbe, la luzerne ou les algues, dans l’huile de colza (de 1 à 1,5 grammes par cuillère à soupe), les noix (6 à 7 noix en fournissent 2 grammes, une cuillère de noix concassées de 0,5 à 0,8 grammes) ou les graines de lin  qui peuvent être mélangées à de nombreux plats. Les huiles de noix et de soja sont riches en Oméga-3, mais elles renferment, dans le même temps, beaucoup trop d’Oméga-6. Il faut donc privilégier l’huile de colza et l’huile d’olive, qui est pauvre en Oméga-3, mais également dépourvue d’Oméga-6.

Les poissons gras en contiennent également, les plus fortes teneurs en Oméga-3 se trouvent dans le maquereau, le hareng et la sardine, puis dans le thon et le saumon même si les teneurs, pour un même poisson, ont tendance à varier au fil des saisons et de son alimentation.

Katleen Chambers, Naturopathe

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